Le chapitre
Simplement Une journée de questions posées pour le prendre en faute : sur l’impôt, sur une femme veuve sept fois, sur le plus grand des commandements. Il répond à toutes, et à la fin personne n’ose plus rien lui demander.
Contexte Presque tout ce qu’il dit ici est cité et non composé : un psaume sur la pierre rejetée, le Chema et le commandement d’aimer son prochain, les paroles du buisson ardent, un psaume sur un seigneur assis à la droite de Dieu. Le chapitre finit loin de tout cela, assis en face du tronc du temple à regarder ce que les gens y mettent.
Versets 1-12
Simplement Il raconte l’histoire d’un homme qui plante une vigne, l’afferme, et envoie serviteur après serviteur chercher sa part du fruit. Chacun est battu ou tué, et en dernier il envoie son fils, pensant qu’ils auront du respect pour lui, et ils le tuent aussi.
Contexte Marc dit à qui la parabole s’adresse, pour que le lecteur n’ait pas à le deviner : les principaux sacrificateurs, les scribes et les anciens qui venaient de l’interroger sur son autorité avaient compris que c’était pour eux qu’il l’avait dite, et ils cherchaient à se saisir de lui. C’est une querelle avec les hommes qui sont devant lui à cette heure-là, et le texte les nomme.
Versets 13-17
Simplement Des pharisiens et des hérodiens commencent par des compliments, puis demandent s’il est permis de payer l’impôt à César. Il demande une pièce, demande de qui est l’effigie, et leur rend la phrase : rendez à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu.
Versets 18-27
Simplement Les sadducéens, qui tiennent qu’il n’y a point de résurrection, inventent une femme mariée successivement à sept frères et demandent de qui elle sera la femme. Il leur répond que la question ne survit pas à ce qu’elle interroge : à la résurrection, on ne prend ni femme ni mari.
Contexte Leur cas est bâti sur une loi de Moïse concernant la veuve d’un frère, alors il répond par Moïse lui aussi, et par le seul passage qu’ils accorderaient : Dieu, au buisson, se nommant le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, longtemps après la mort des trois. Il n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants.
Versets 28-34
Simplement Un scribe demande quel est le premier de tous les commandements, et il en reçoit deux : écoute Israël, le Seigneur notre Dieu est l’unique Seigneur, et tu l’aimeras de tout ce que tu es ; et tu aimeras ton prochain comme toi-même.
Contexte C’est le seul échange du chapitre qui ne soit pas un piège. Le scribe approuve, redit la réponse dans ses propres mots, et ajoute que cela vaut mieux que tous les holocaustes et tous les sacrifices ; Jésus lui dit qu’il n’est pas loin du royaume de Dieu. Les deux lignes citées viennent de la Loi, l’une du Deutéronome, l’autre du Lévitique.
Versets 35-44
Simplement Il met la foule en garde contre ceux qui aiment les robes longues, les premiers sièges et les longues prières, et qui dévorent les maisons des veuves. Puis il s’assoit en face du tronc et regarde une pauvre veuve y mettre deux des plus petites pièces qui soient.
Contexte Les deux scènes se touchent et partagent un mot : des maisons dévorées, et tout ce qu’elle avait pour vivre. Ce qu’il dit d’elle est une mesure plutôt qu’un éloge de la générosité : les autres ont mis de leur superflu, elle a mis de son nécessaire. Avant les deux, il pose une question que le chapitre ne résout pas, sur la façon dont le Christ peut être fils de David quand David l’appelle Seigneur.