Le chapitre
Simplement Jésus emprunte la barque de Simon pour enseigner, puis lui dit de pêcher encore après une nuit blanche sans rien prendre, et les filets se remplissent. Simon lui demande de s'en aller. Au lieu de quoi tout l'équipage quitte tout et le suit. Un homme couvert de lèpre est touché et rendu pur. Un paralysé est descendu par le toit et s'entend dire d'abord que ses péchés sont pardonnés, ce qui déclenche la première dispute. Un publicain nommé Lévi est appelé et donne un festin, et le chapitre finit sur une question de jeûne à laquelle répondent deux images et une phrase sur le vin.
Contexte Une petite habitude de ce livre se voit dès la première ligne et tient jusqu'au bout. Au verset 1 l'eau est le LAC de Génésareth, et Luc l'appelle un lac chaque fois : en 5:1, 5:2, 8:22, 8:23 et 8:33. Marc appelle la même eau une mer quatorze fois et jamais un lac, Matthieu seize fois et jamais un lac. Luc emploie bien le mot mer, quatre fois, mais jamais pour cette eau : une côte en 6:17, et une figure de style en 17:2, 17:6 et 21:25. C'est une petite correction d'échelle, faite par quelqu'un qui écrit pour des lecteurs qui savent ce qu'est une mer.
Versets 1-11
Simplement La foule le presse, alors Jésus monte dans la barque de Simon et enseigne depuis l'eau. Puis il dit à Simon d'avancer en pleine eau et de jeter les filets. Simon répond qu'ils ont travaillé toute la nuit sans rien prendre, mais il le fait, et la prise manque de couler deux barques. Simon tombe à ses genoux et lui demande de partir, parce qu'il est un homme pécheur. Jésus lui dit de ne pas craindre, et que désormais il prendra des hommes vivants. Ils ramènent les barques, quittent tout et le suivent.
Contexte L'ordre des événements est ici propre à ce livre. Simon n'est pas un inconnu : Jésus est déjà entré chez lui et a guéri sa belle-mère en 4:38, donc l'appel du verset 10 vient après que la maison le connaît, non avant. Ce que Simon dit au verset 8 mérite aussi d'être lu exactement. Il ne demande rien et n'avoue rien de précis. Il demande à Jésus de s'en aller, et donne pour raison qu'il est un homme pécheur, et la réponse qu'il reçoit porte sur la crainte, non sur le péché.
Versets 12-26
Simplement Un homme couvert de lèpre dit que Jésus peut le rendre pur s'il le veut. Jésus le touche et dit qu'il le veut. Il lui demande de n'en parler à personne et d'aller au prêtre comme la loi l'exige. Plus tard, des hommes ne peuvent pas faire passer un ami paralysé à travers la foule : ils montent sur le toit et le descendent par là. Jésus dit que ses péchés sont pardonnés, et les scribes demandent qui peut pardonner les péchés sinon Dieu. Il dit à l'homme de prendre son lit et de rentrer chez lui, et l'homme le fait.
Contexte Le toit du verset 19 n'est pas le même toit selon les livres ni selon les éditions, et les deux se vérifient ici. Marc 2:4 leur fait découvrir le toit et le creuser, ce qui suppose un toit de terre battue et de branches. Neuf des treize éditions offertes font descendre l'homme entre des TUILES, ce qui est un autre bâtiment ; quatre ne nomment pas de tuiles du tout et disent seulement qu'il est descendu par le toit ou par une ouverture, et ce sont Segond 1910, la Reina Valera 1909, la Petrus Canisiusvertaling et la Bible kralicka. Ce fichier rapporte le partage sans trancher : savoir si l'écart tient aux manuscrits ou à la main des traducteurs n'est pas une question que le corpus peut régler. Ce qui ne change dans aucune, c'est l'ordre des mots au verset 20. Des amis portent un paralysé pour qu'il marche, et la première chose qu'on lui dit concerne des péchés.
Versets 27-39
Simplement Jésus appelle Lévi, un publicain assis à son bureau, et Lévi quitte tout et lui offre un grand dîner avec une foule d'autres publicains. Les pharisiens demandent aux disciples pourquoi leur maître mange avec ces gens-là, et il répond que le médecin est pour les malades. Ils demandent pourquoi ses disciples ne jeûnent pas quand ceux de Jean le font. Il répond qu'on ne fait pas jeûner les invités d'une noce tant que l'époux est là, et ajoute deux images, une pièce sur un vieux vêtement et du vin nouveau dans de vieilles outres.
Contexte Le verset 39 n'existe que dans cet Évangile. Marc 2:22 et Matthieu 9:17 arrêtent tous deux la parole sur le vin aux outres neuves, et les deux s'ouvrent ici pour le voir. Luc ajoute une ligne, et elle plaide dans l'autre sens : personne qui a bu du vin vieux ne veut du nouveau. C'est soit une pique contre ceux qui viennent de poser les questions, soit une mise en garde contre toute l'image qui précède, et le texte ne dit pas laquelle. Cette dernière phrase ne se lit pas non plus pareil dans les treize éditions, et les écarts font quatre groupes. Neuf disent que le vieux est MEILLEUR. Segond 1910 et la Riveduta 1927 disent seulement que le vieux est BON, sans rien comparer. La Petrus Canisiusvertaling dit qu'il est LE MEILLEUR. La Luther 1912 dit qu'il est PLUS DOUX, ce qui est un autre adjectif. Un lecteur français rencontre les deux premières lectures, puisque Segond dit bon et la Bible libre dit meilleur.