Le chapitre
Simplement On le mène à Pilate, qui ne trouve rien contre lui et l'envoie à Hérode, qui espère un miracle, n'obtient que du silence et le renvoie. Pilate dit trois fois qu'il ne trouve aucune faute, et cède quand même. Sur la route, il dit aux femmes qui pleurent sur lui de pleurer sur elles-mêmes. Il est crucifié entre deux malfaiteurs, et l'un d'eux demande à être rappelé. À la fin il dit qu'il remet son esprit entre les mains de son Père, et l'officier qui commande dit que c'était un juste.
Contexte Trois scènes de ce chapitre ne sont dans aucun autre Évangile : l'audience devant Hérode aux versets 6 à 12, les femmes de Jérusalem aux versets 27 à 31, et l'échange avec le second malfaiteur aux versets 39 à 43. Le chapitre énonce aussi quatre fois son propre verdict. Pilate dit qu'il ne trouve aucune faute aux versets 4, 14 et 22 ; Hérode le renvoie sans chef d'accusation ; et le centenier, au verset 47, dit qu'il était juste. Le livre consigne une exécution menée par des gens qui déclarent, au procès-verbal, qu'il n'y a rien à exécuter.
Versets 1-25
Simplement Ils l'accusent devant Pilate de soulever la nation, d'interdire l'impôt à César et de se dire roi. Pilate dit qu'il ne trouve aucune faute. Apprenant qu'il est galiléen, il l'envoie à Hérode, qui s'en réjouit parce qu'il voulait le voir depuis longtemps et espère un miracle. Jésus ne lui répond rien du tout. Les soldats d'Hérode le bafouent et le renvoient, et les deux hommes deviennent amis ce jour-là. Pilate dit aux chefs des prêtres que ni lui ni Hérode n'ont rien trouvé qui mérite la mort, propose de le châtier et de le relâcher, et finit par leur accorder ce qu'ils demandent.
Contexte La question d'Hérode reçoit enfin sa réponse, et cette réponse est rien. En 9:9 il demandait QUI EST CELUI DONT J'ENTENDS DIRE DE TELLES CHOSES et cherchait à le voir ; le verset 8 dit qu'il le désirait depuis longtemps et espérait un miracle, et le verset 9 dit que Jésus ne lui répondit rien, bien qu'il l'interrogeât longuement. C'est la seule audience du chapitre où l'accusé ne dit absolument rien. Le verset 12 ajoute le détail sur lequel la scène tourne : Hérode et Pilate étaient ennemis et devinrent amis ce jour-là.
Versets 26-43
Simplement On oblige Simon de Cyrène à porter la croix derrière lui. Une foule suit, avec des femmes qui se frappent la poitrine, et il se retourne pour leur dire de ne pas pleurer sur lui mais sur elles-mêmes et sur leurs enfants. Deux malfaiteurs sont crucifiés avec lui, un de chaque côté. Il dit : Père, pardonne-leur, car ils ne savent ce qu'ils font. Soldats et chefs le raillent, et une inscription est placée au-dessus de lui. L'un des malfaiteurs se joint aux moqueries ; l'autre le reprend, dit qu'eux reçoivent ce qu'ils méritent et que cet homme n'a rien fait, et demande à être rappelé. Il s'entend répondre : aujourd'hui tu seras avec moi dans le paradis.
Contexte Les deux malfaiteurs ne se conduisent pas de la même façon dans tous les livres, et l'écart n'est pas une nuance. Marc 15:32 dit que ceux qui étaient crucifiés avec lui L'INSULTAIENT AUSSI, et Matthieu 27:44 dit que les brigands lui adressaient le même reproche : dans ces deux récits, les deux hommes se moquent. Ici l'un se moque et l'autre le défend, et c'est le seul endroit des quatre Évangiles où quelqu'un sur une croix reçoit une promesse. L'inscription du verset 38 diverge, elle, selon les éditions et non selon les livres : huit des treize disent qu'elle était écrite en grec, en latin et en hébreu, et cinq ne nomment aucune langue, ces cinq étant Segond 1910, La Biblia en Español Sencillo, la Riveduta 1927, la Petrus Canisiusvertaling et la vietnamienne de 1934. C'est le même groupe de cinq qu'en Jean 6:11, vérifié en imprimant les deux. Le verset 34 a été lu dans les treize et chacune porte PÈRE, PARDONNE-LEUR : aucun partage n'y est donc annoncé.
Versets 44-56
Simplement De midi environ jusqu'à trois heures, le soleil s'obscurcit et le voile du temple se déchire. Jésus crie qu'il remet son esprit entre les mains de son Père, et expire. L'officier qui commande glorifie Dieu et dit que cet homme était juste. La foule rentre en se frappant la poitrine. Ses proches et les femmes venues avec lui de Galilée se tiennent à distance et regardent. Joseph d'Arimathée, membre du conseil qui n'avait pas approuvé leur décision, demande le corps et le dépose dans un tombeau neuf. Les femmes voient où il est mis, rentrent, préparent des aromates, et se reposent le jour du sabbat.
Contexte Les dernières paroles diffèrent dans trois des quatre livres, et les quatre sont dans cette application. Marc 15:34 et Matthieu 27:46 portent MON DIEU, MON DIEU, POURQUOI M'AS-TU ABANDONNÉ, qui est l'ouverture du Psaume 22. Jean 19:30 porte TOUT EST ACCOMPLI. Le verset 46 porte PÈRE, JE REMETS MON ESPRIT ENTRE TES MAINS, qui est le Psaume 31:5 et s'ouvre ici. Les deux paroles chantées sont des citations, et ce ne sont pas les mêmes. Le verdict de l'officier change avec elles : en Marc 15:39 et Matthieu 27:54 il dit que c'était le Fils de Dieu, et au verset 47 il dit que c'était un JUSTE, le mot même qu'employait le second malfaiteur au verset 41. Ce fichier rapporte les quatre fins côte à côte et ne les fond pas en une seule.