Le chapitre
Simplement Un recensement ordonné depuis Rome fait passer une famille de Nazareth à Bethléhem, et l'enfant y naît et est couché dans une crèche. Des bergers dans les champs l'apprennent les premiers. Huit jours après on le nomme, et quarante jours après ses parents le portent au temple, où deux vieillards qui attendaient le reconnaissent. Le chapitre s'achève douze ans plus tard, l'enfant resté à Jérusalem et retrouvé en train de poser des questions.
Contexte Le chapitre est daté du dehors vers le dedans : un empereur, un gouverneur, un recensement, puis une seule pièce dans une seule ville. C'est la manière habituelle de ce livre, et c'est pourquoi les premiers avertis sont des bergers qui travaillent de nuit et non quelqu'un du recensement. Deux choses sont dites deux fois de Marie et se laissent manquer : au verset 19 puis au verset 51, elle retient ce qui arrive et le repasse en son cœur, et les deux fois la phrase vient juste après quelque chose qu'elle n'a pas compris.
Versets 1-20
Simplement César Auguste ordonne un recensement et chacun se rend dans sa ville, si bien que Joseph emmène Marie à Bethléhem parce qu'il est de la maison de David. L'enfant naît pendant leur séjour, emmailloté et couché dans une crèche, faute de place pour eux. Des bergers qui veillent la nuit l'apprennent, avec un signe qui n'est pas un trône mais un nouveau-né dans une mangeoire. Ils y vont, trouvent exactement cela, et le racontent partout.
Contexte Le verset 14 ne dit pas la même chose dans toutes les éditions proposées ici, et l'écart n'est pas mince. Neuf des treize font annoncer aux anges la paix sur la terre ET la bienveillance envers les hommes, comme deux dons, le second sans restriction. Quatre ont plutôt la paix parmi les hommes que Dieu agrée, ce qui rend la paix conditionnelle : la Segond 1910 que vous lisez, la Riveduta 1927, la Petrus Canisiusvertaling et La Biblia en Español Sencillo. On annonce donc au lecteur ou bien la bienveillance à tous, ou bien la paix à certains, selon le livre qu'il tient. Ce fichier rapporte le partage et ne tranche pas entre les leçons, car c'est une question de manuscrits que ce corpus ne peut pas trancher. Le signe du verset 12 mérite d'être lu comme un signe : ce qui l'identifie, c'est la crèche.
Versets 21-40
Simplement Il est circoncis et nommé le huitième jour. Puis ses parents le portent à Jérusalem et offrent le sacrifice que la loi demande, deux tourterelles ou deux jeunes pigeons. Siméon, à qui il avait été révélé qu'il ne mourrait pas avant d'avoir vu le Christ du Seigneur, prend l'enfant et dit qu'il peut désormais s'en aller en paix. Il les bénit et avertit Marie qu'une épée lui transpercera l'âme. Anne, veuve très âgée qui ne quitte pas le temple, rend grâces et parle de lui.
Contexte L'offrande du verset 24 apprend au lecteur une chose que le chapitre ne dit jamais. Lévitique 12:8, qu'on peut ouvrir dans cette application, prescrit un agneau et n'autorise deux tourterelles ou deux jeunes pigeons QUE SI ELLE N'A PAS DE QUOI SE PROCURER UN AGNEAU. Luc nomme l'offrande la moins chère et n'ajoute rien : les moyens de la famille sont donc rapportés par un détail légal et non par un adjectif. Les paroles de Siméon au verset 34 ne sont pas une bénédiction sur l'avenir de la famille : l'enfant est destiné à la chute ET au relèvement de plusieurs, et à être un signe contesté, et l'épée du verset 35 s'adresse à la mère au milieu de tout cela. Anne reçoit plus de détails biographiques que presque toute autre femme des quatre Évangiles, et aucune parole rapportée.
Versets 41-52
Simplement Chaque année la famille monte à Jérusalem pour la Pâque. À douze ans il y monte comme d'habitude, et sur le chemin du retour on s'aperçoit qu'il n'est pas là. On revient, et après trois jours on le trouve au temple parmi les docteurs, écoutant et interrogeant, et tous s'étonnent de lui. Sa mère lui dit que son père et elle l'ont cherché avec angoisse. Il demande pourquoi on le cherchait, et dit qu'il devait être aux affaires de son Père. Ils ne comprennent pas. Il rentre avec eux.
Contexte Le verset 49 est la première parole de Jésus dans cet Évangile, et c'est une question qui répond à une question. Il oppose aussi un mot à un autre en deux versets : sa mère dit TON PÈRE et moi te cherchions, et il répond sur son PÈRE. Le texte consigne le choc et ne l'adoucit pas. Le verset 50 est le plus honnête, et il dit tout net que ses parents ne comprirent pas ce qu'il leur disait, ce que le livre n'a aucun intérêt à cacher. Le chapitre se ferme sur son retour et sa soumission, si bien que la scène ne change rien aux dix-huit années suivantes.