Le chapitre
Simplement Sept d'entre eux vont pêcher et ne prennent rien de toute la nuit. Un homme sur le rivage leur dit où jeter le filet et il remonte plein. Ils déjeunent avec lui près d'un feu de charbons. Puis il demande trois fois à Pierre s'il l'aime, lui dit trois fois de paître le troupeau, et lui annonce quelque chose sur la façon dont il mourra. Pierre demande ce qu'il adviendra de l'autre disciple, et s'entend répondre de s'occuper de sa propre suite.
Contexte Le livre s'est déjà terminé une fois. Les versets 30 et 31 du chapitre 20 disent ce qui a été écrit et pourquoi, sur le ton d'une conclusion, puis ce chapitre commence et se termine par une seconde conclusion au verset 25. Un lecteur qui remarque cette double fin lit juste, et ce fichier la nomme et s'arrête là, car décider comment ce chapitre est arrivé ici demanderait une érudition que le corpus ne contient pas. Ce que le chapitre ajoute de son côté, c'est un nous : le verset 24 dit que NOUS savons que son témoignage est vrai, seul endroit de l'Évangile où un groupe parle de celui qui écrit.
Versets 1-14
Simplement Pierre dit qu'il va pêcher et six autres l'accompagnent. Ils ne prennent rien de la nuit. Au point du jour, un homme sur le rivage demande s'ils ont du poisson, leur dit de jeter le filet à droite, et le filet se remplit. Le disciple que Jésus aimait le reconnaît le premier et Pierre se jette à l'eau. Sur la plage il y a un feu de charbons avec du poisson et du pain déjà dessus. Personne n'ose demander qui il est. Le filet contenait cent cinquante-trois grands poissons et ne s'est pas rompu.
Contexte Le nombre du verset 11 est exact et inexpliqué, ce qui lui a valu tant d'interprétations ; le texte le donne et dit seulement que le filet ne se rompit pas. Le feu de charbons du verset 9 est le second de cet Évangile. Le premier était en 18:18, où Pierre se chauffait et reniait, et le chapitre s'apprête à lui poser trois questions. Le texte place les deux feux et les deux séries de trois sans commenter, et le fichier fait de même.
Versets 15-19
Simplement Après le repas, Jésus demande trois fois à Simon s'il l'aime. Pierre répond oui chaque fois, et s'entend dire chaque fois de paître le troupeau. La troisième fois l'attriste, parce que c'est la troisième. Puis Jésus lui annonce que, devenu vieux, un autre le ceindra et le mènera où il ne voudra pas, et l'auteur précise que cela visait la mort par laquelle Pierre glorifierait Dieu. Puis il dit : suis-moi.
Contexte Savoir si Jésus et Pierre emploient ici le même mot pour aimer dépend entièrement de l'édition que vous tenez, et les éditions de cette application font trois choses différentes. La Segond 1910 que vous lisez aplanit tout : un seul verbe d'un bout à l'autre, m'aimes-tu et je t'aime, à l'identique trois fois. La Sainte Bible libre pour le monde, l'autre édition française d'ici, fait l'inverse : Jésus demande deux fois m'aimes-tu puis passe au troisième as-tu de l'affection pour moi, tandis que Pierre répond j'ai de l'affection pour toi les trois fois, si bien que l'échange comble visiblement un écart. La World English Bible fait comme elle. La Riveduta 1927 et la Luther 1912 aplanissent comme la Segond, et la Petrus Canisiusvertaling fait une quatrième chose, gardant un verbe distinct pour chaque interlocuteur sans jamais changer à la troisième question. Six éditions ont été ouvertes et lues pour cette note. Rien de ce qui touche à laquelle a raison ne peut se trancher ici, et le fichier dit seulement au lecteur ce qui se trouve sur sa propre page.
Versets 20-25
Simplement Pierre se retourne et voit le disciple que Jésus aimait qui suit, et demande ce qu'il en sera de lui. Jésus répond que s'il veut qu'il demeure jusqu'à ce qu'il vienne, cela ne regarde pas Pierre, et lui redit de suivre. Le bruit courut que ce disciple ne mourrait pas, et l'auteur corrige soigneusement : ce n'est pas ce qui a été dit. Le livre se ferme en disant que ce disciple a écrit ces choses, que nous savons son témoignage vrai, et que le monde ne contiendrait pas les livres si l'on écrivait tout.
Contexte Le verset 23 est le seul endroit des quatre Évangiles où un texte s'arrête pour corriger ce qu'on disait de lui-même, et il le fait en recitant la phrase exactement et en montrant ce qu'elle ne disait pas. C'est un geste minutieux, et il porte sur une rumeur, non sur une doctrine. Le verset 24 désigne le disciple bien-aimé comme l'auteur sans le nommer, ce qui laisse les cinq mentions du livre, en 13:23, 19:26, 20:2, 21:7 et 21:20, anonymes jusqu'à la dernière ligne. La phrase finale est un excès voulu et elle le dit, puisqu'elle commence par je pense.