Le chapitre
Simplement Jésus parle de brebis, d'une bergerie et d'un berger, et dit qu'il est à la fois la porte et le bon berger, celui qui donne sa vie au lieu de fuir. Ses auditeurs se divisent encore, certains disant qu'il a perdu la raison. Plus tard, lors d'une fête d'hiver, on lui demande de dire ouvertement s'il est le Christ. Sa réponse fait ramasser des pierres, et il quitte la ville pour le lieu où Jean baptisait.
Contexte Le chapitre se donne lui-même le nom de parabole au verset 6, puis dit que les auditeurs ne l'ont pas comprise : c'est la seule fois dans cet Évangile qu'une parole est ainsi nommée et son échec signalé dans la même phrase. Suit une explication donnée deux fois, dans deux directions différentes : au verset 7 il est la porte, au verset 11 il est le berger. Le verset 16 ouvre la bergerie à des brebis qui n'y sont pas, et la phrase du verset 30 est celle à laquelle tout le reste du chapitre réagit.
Versets 1-21
Simplement Le berger entre par la porte et les brebis connaissent sa voix ; le voleur escalade ailleurs. Jésus dit qu'il est la porte, puis qu'il est le bon berger, celui qui donne sa vie pour les brebis, à la différence du mercenaire qui s'enfuit quand vient le loup. Il dit qu'il a d'autres brebis dans une autre bergerie et qu'il n'y aura qu'un seul troupeau. Les auditeurs se partagent : les uns disent qu'il a un démon, les autres font remarquer qu'un démon n'ouvre pas les yeux des aveugles.
Contexte La comparaison du verset 12 porte sur la propriété plutôt que sur le courage : le mercenaire fuit parce que les brebis ne sont pas à lui, et le texte le dit ainsi au lieu de le traiter de lâche. Le verset 18 est l'affirmation la plus forte de la section et il la fait deux fois dans une seule phrase : personne ne lui ôte la vie, et il a le pouvoir de la reprendre. L'objection du verset 21 est ce qu'on dit de plus favorable à son sujet dans tout le chapitre, et elle vient de la foule et non de lui : elle renvoie à l'aveugle du chapitre 9, donc la dispute de ce chapitre-là court encore ici.
Versets 22-30
Simplement C'est l'hiver, la fête de la Dédicace, et Jésus se promène sous un portique du temple. On l'entoure et on lui demande de cesser de tenir les esprits en suspens et de dire ouvertement s'il est le Christ. Il répond qu'il l'a dit et que ses œuvres le disent aussi, et que ses brebis entendent sa voix et que nul ne peut les lui ravir. Puis il dit que le Père et lui sont un.
Contexte Le verset 22 est le seul endroit du Nouveau Testament qui nomme cette fête, et c'est la seule date que cet Évangile donne pour une scène qui ne soit ni la Pâque ni les Tabernacles. Le livre qui raconte comment la fête a commencé est dans le corpus de cette application : le premier livre des Maccabées dit que l'autel fut dédicacé par huit jours de célébration et que Judas et toute l'assemblée d'Israël décidèrent qu'on la garderait chaque année à partir du vingt-cinquième jour de Chislev. Qu'un lecteur puisse ouvrir ce livre ici dépend de son canon, car trois des treize éditions proposées seulement le portent. Le verset 29 est l'un des rares de ce chapitre où les éditions divergent : douze disent que le Père qui les a données est plus grand que tous, tandis que la Petrus Canisiusvertaling dit plutôt que ce que le Père a donné est le plus précieux de tout. L'écart déplace la grandeur du donateur vers le don.
Versets 31-42
Simplement On ramasse des pierres. Il demande pour laquelle de ses bonnes œuvres on le lapide, et on répond que ce n'est pas pour une œuvre mais pour blasphème, parce qu'étant homme il se fait Dieu. Il répond en citant leur propre Écriture, où Dieu dit à certains vous êtes des dieux, et demande pourquoi le mot serait un blasphème dans sa bouche. On cherche à le saisir, il échappe, repasse le Jourdain, et là beaucoup croient.
Contexte La citation du verset 34 est le Psaume 82:6, et on peut l'ouvrir dans cette application : j'avais dit, vous êtes des dieux, vous êtes tous des fils du Très-Haut. L'argument bâti dessus va du moindre au plus grand et reste inachevé, car on se jette sur lui avant qu'il n'aboutisse. Le verset 33 mérite une lecture lente, car c'est l'énoncé le plus clair de tout l'Évangile sur ce que ses adversaires pensent qu'il prétend, et il est mis dans leur bouche et non dans la sienne. Le chapitre se termine par une comparaison qui est à la fois en faveur de Jean-Baptiste et contre lui : Jean n'a fait aucun miracle, et tout ce que Jean a dit était vrai.